6/ Le début des combats - 1210, le siège du château de Termes : version web.

1210, le siège de Termes
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LE DEBUT DES COMBATS

Bible de Maciejowski F°42 détail.
« Aucun homme n'a vu si forte garnison
Que celle du château : soldats de l'Aragon,
Soldats de Catalogne et puis de Roussillon. »
La Canso, adaptation versifiée par Claude Marti.
Au début du siège, l’effectif croisé est réduit et l’encerclement de la forteresse reste imparfait du fait de la configuration du site. Les assiégeants deviennent plus nombreux au fur et à mesure que d’illustres comtes ou évêques rallient le camp avec leurs suites de pèlerins armés. Cette armée peut être estimée à 1500 personnes et est essentiellement constituée par des sergents originaires de toute l’Europe, formant ainsi une armée internationale.

La pente ainsi que le substrat rocheux excluent l’approche avec les tours d’assaut ou via les tunnels. Ce sont donc surtout les pierrières et mangonneaux qui sont actionnés face au rempart du premier faubourg. Ces machines de guerre arrivent en pièces détachées sur des chariots depuis la cité de Carcassonne.

Dès que ce rempart est suffisamment affaibli par le jet continuel des pierres et les travaux de sape*, les croisés s’arment pour lancer l’assaut.  

  
Une pierrière en action,
dessin de Lionel Duigou

La pierrière ou la bricole ont le même fonctionnement : ce sont des pièces d’artillerie médiévale à traction humaine ; le projectile était placé dans une poche et des servants tiraient sur l’autre extrémité du balancier provoquant une rotation de celui-ci et ainsi l’envoi du projectile. Ces machines, de taille réduite, projètent tout de même des boulets de 30 kg à 80m. Elles sont utilisées pour atteindre les défenseurs postés au sommet des remparts. Avec une équipe de servants bien entraînée, on obtient une cadence d’un tir par minute.

Les machines de guerre : une avancée technologique
Au cours des différentes expéditions et croisades en Terre sainte, les croisés découvrent des machines de guerre beaucoup plus perfectionnées que les leurs et ramènent ce savoir en Europe à partir du XIIe siècle.


Une "catapulte". Dictionnaie raisonné de l'architecture française XIe au XVIe siècle, par Eugène Viollet-Le-Duc, 1856.

Contrairement à ce que l'on voit dans de nombreuses reconstitutions, la catapulte -engin antique- n'est plus utilisée en Europe au Moyen Age : elle est inutilisable à cause du climat humide car le ressort se détend.
  
* La sape :
C’est la méthode la plus efficace pour prendre une forteresse. Elle consiste à pratiquer une brèche dans le rempart en s’attaquant à la base de celui-ci. Les travaux de sape étaient réalisés sous un solide abri sur roues, appelé chat. Pierre des Vaux de Cernay nous en donne une description : un chariot à quatre roues couvert de peaux de bœuf, à l’abri duquel des spécialistes devaient saper le rempart.
Dessin Lionel DUIGOU.



  
Bible de Maciejowski, f° 10,v°, détail.
Un mineur avec sa pioche s’attaque à la base du rempart :


  
Bible de Maciejowski, f° 46 v°.
A gauche, des hommes manipulent une bricole et à droite des mineurs s’attaquent aux remparts.


Au Moyen Âge, les armées sont constituées majoritairement de sergents et de très peu de chevaliers. Simon de Montfort est tout de même entouré de grands chevaliers du Nord de la France : Pierre des Vaux de Cernay nous donne dans sa chronique le nom d’une vingtaine de chevaliers.

Parmi les chevaliers cités, on trouve le comte Robert de Dreux et le comte Guillaume de Ponthieu. On retrouve ces deux grands comtes en 1214 à la bataille internationale de Bouvines. Des hommes d'Église sont là aussi pour se battre : on trouve Philippe de dreux, évêque de Beauvais, Renaud de Bar, évêque de Chartres ainsi que l'archidiacre de Paris Guillaume qui s'occupe des machines de guerre.


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6. The beginning of the fighting.

Simon de Monfort receives new troops over the next few days. His army is essentially made up of ordinary sergeants from all over Europe, but also some of the most important Counts and Bishops of the French Kingdom are here. There are maybe 1500 men in total.

In order to weaken the defences of the castle, mangonels and “pierrières” are aimed at the rampart of the first faubourg. These machines are a new design, the crusaders have brought back the know how from the crusades in Holy Land, in the 12th century.

The “pierrière” and  “la bricole” are small machines, that work by a system of ropes, and are used to hit the soldiers guarding the tops of the ramparts.  Other machines like the mangonel or the trebuchet, operated by a counter weight, are used to make a hole in the wall.

  
 
  
  
6 .  El comienzo de los combates

En los siguientes días, le llegan nuevos refuerzos a Simón de Montfort. Su ejército se compone principalmente de sargentos originarios de toda Europa, pero cuenta también con grandes Condes y Obispos del reino de Francia, con lo que podría alcanzar, tal vez, un conjunto de1500 hombres.

Para poder debilitar las defensas del sito, se acude a máquinas de guerra : pedreros y maganeles, son utilizados contra la muralla del primer suburbio. Esas máquinas son una gran novedad, cuya técnica fue adquirida por los cruzados, en el siglo XII, durante las cruzadas a Tierra Santa.

El pedrero o la bricola son máquinas de tamaño menor ; movidas por un sistema de maromas, sirven para alcanzar los defensores apostados en lo alto de las murallas. Otros, como el maganel o el trabuco, movidas por un contrapeso, sirven para abrir brechas en las mismas murallas.
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